Quelle est l’histoire du parfum ?

Je vous parle souvent de fragrances pour mes bougies, mais savez-vous quelle est l’histoire du parfum ?

Il est partout. Sur notre peau, dans nos intérieurs et même présent dans les hôtels et restaurants de luxe, afin de vous proposer une expérience olfactive unique.

Tout le monde (ou presque), en porte. Il représente un souvenir d’enfance, une madeleine de proust ou encore l’odeur de l’être aimé. Mais peu connaissent son origine..

Alors pour éblouir belle-maman et les copains en soirée, voici, pour vous, la merveilleuse histoire du parfum.

Définition du parfum

Dès la préhistoire, les odeurs ont intéressé les hommes qui, pour les amplifier, brûlaient des plantes.

L’étymologie du mot parfum vient donc du latin per fumum, qui signifie : par la fumée. Puisque, comme vous l’aurez compris, avant d’être vaporisé et diffusé, le parfum était émis grâce à la combustion, notamment sous forme d’encens.

Dans le dictionnaire, le parfum est défini comme tel : Odeur agréable dégagée par quelque chose.

Finalement, les Hommes préhistoriques étaient avant-gardistes sur les ciriers, puisqu’avec les bougies, le parfum se dégage grâce à la combustion..

L’histoire du parfum : son origine

L’ère préhistorique :

Nous constatons donc que les prémices du parfum, du moins ce que l’on en connaît, remontent à la préhistoire. (De là à ce que l’on trouve des techniques utilisées par les dinosaures pour se faire la cour..)

En plus de brûler des plantes et des aromates, les experts imaginent que l’Homme préhistorique se frottait également avec pour impressionner le gibier qu’il chassait.

L’histoire du parfum en Egypte :

Dans l’Egypte ancienne, le parfum était utilisé à foison (foison qui, rappelons-le, n’est pas une ville égyptienne).

En réalité, dans les tombeaux, lorsque l’on momifiait les défunts, ces derniers étaient recouverts d’onguents, pour cacher les odeurs mais surtout par conviction religieuse. Les onguents parfumés, résultant d’une cérémonie longue et fastidieuse, étaient d’une importance capitale pour apaiser les esprits.

D’ailleurs, dans le tombeau de Toutankhamon, des milliers de jarres parfumées ont été découvertes, des milliers d’années après sa mort.

Dans une optique de séduction, mais aussi pour prouver leur appartenance à une certaine classe sociale, les égyptiennes furent les premières à se parfumer “pour le plaisir”.

Dès lors, l’Egypte commence à exporter des essences, notamment des huiles servant de support aux parfums.

Si vous savez lire les hiéroglyphes : la formule du Kyphi, “le parfum deux fois bon”, est gravée sur les murs du temple d’Edfou.

Pas si fous, ces romains :

C’est, je pense, l’anecdote la plus incroyable de l’histoire du parfum.

Lorsque Rome apprit l’existence du commerce de parfum depuis l’Egypte et le Moyen-Orient, elle en fit immédiatement un usage social.

Et pour cause : Néron, dans ses banquets, faisait voler au-dessus de ses convives des colombes dont il avait fait parfumer les ailes. Ainsi, tout au long du repas, les invités recevaient des gouttes presque imperceptibles d’huiles parfumées aux essences rares.

Ha ce Néron, toujours dans la simplicité.

Vous en voulez encore ? Le commerce du parfum à Rome devient alors si lucratif mais aussi synonyme de séduction et de luxure pour les riches femmes romaines, que toutes se pressent d’aller découvrir les nouvelles arrivées de parfums près de Via Sacra. La fameuse expression être au parfum, viendrait donc tout droit de l’empire romain.

Et les grecs, alors ?

Plus sages, les grecs font usage du parfum dans le but de se parfumer à l’image des dieux, afin d’obtenir leur protection.

Les athlètes grecs, quant à eux, étaient massés avec des huiles parfumées censées accroître leurs performances.

Et pour prévenir les maladies, les maisons étaient aspergées de parfum pour en protéger les familles.

Mais la palme du parfum revient à Myrrha, supposée mère d’Adonis :

Métamorphosée en arbre, ses larmes seraient à l’origine de la myrrhe.

La myrrhe servait pour les embaumements, sur le même principe qu’en Egypte. Elle était également utilisée en médecine, en parfumerie et pour la fabrication de l’encens

L’histoire du parfum à travers le temps

Ce n’est seulement qu’à partir du XIVe siècle que le parfum que l’on connaît tous apparaît. Et ce grâce à la découverte de la distillation.

Le plus vieux parfum connu à ce jour est L’eau de la reine de Hongrie. Un parfum à base d’eau de rose, de vin et de romarin aux supposées vertus rajeunissantes qui lui aurait permis de se faire demander, à 72 ans, en mariage par le jeune prince de Pologne. Bon, il est où, ce parfum magique ?

A la Renaissance, il faut dire que l’hygiène, c’est pas trop ça. Le parfum est donc utilisé en grande quantité, surtout par les hauts rangs de la société et de la cour.. Pour masquer leurs mauvaises odeurs !

En ces temps-là, on mène une chasse aux guérisseuses. Ces femmes soignent grâce à des plantes, des onguents ou encore des décoctions ancestrales.

Elles sont persécutées par l’Église et les médecins qui, (ô surprise), n’acceptent pas que ce soit des femmes qui soignent dans les campagnes, et bien mieux que les hommes.

C’est d’ailleurs à cette époque que Grasse devient capitale européenne de la production de fleurs et de parfums.

Pendant ce temps-là, Louis XIV est appelé “le doux fleurant”, tant il fait parfumer l’intégralité des objets de la cour. Mais vraiment, tous. Même les mouchoirs.

Au siècle des Lumières, l’eau de cologne fait son apparition. Et c’est un tel buzz que chaque parfumeur crée la sienne.

Au XIXème siècle, la bougie parfumée fait son apparition !

Et pour couronner le tout, Jules Michelet redore le blason des guérisseuses. Elles deviennent alors de vraies enchanteresses.

On voit alors naître les premières peintures de John William Waterhouse qui illustrent notamment Circé.

A partir du XXème siècle, le parfum moderne que l’on connaît tous prend toute son ampleur à travers le monde, notamment grâce aux grandes maisons de couture françaises qui se sont approprié le commerce du parfum.

Le parfum est défini comme le luxe à la française et tout le monde veut le sien. Et franchement, on comprend le monde.

Le mot de la (par)fum

Si ça se trouve, quelqu’un tombera sur cet article dans quelques siècles et se dira “eh beh, heureusement qu’on a avancé depuis”.

Mais pour le moment, je trouve que l’on est franchement bien lotis côté parfum. Mais attention, seulement si on utilise les bons ! D’ailleurs, vous aviez lu l’article dans lequel je mentionnais les fragrances de grasse utilisées pour mes bougies ?

C’est grâce à des siècles de découvertes que le parfum peut aujourd’hui s’intégrer dans de nombreuses utilisations. Mais avouons-le, la bougie reste quand même la plus belle..

Si vous voulez en savoir encore plus sur l’histoire du parfum, je vous invite à lire ces deux superbes articles : et .

J’ai également eu la chance de participer à deux conférences absolument passionnantes sur le sujet, animées par Carole, historienne spécialiste du parfum et Aurélie, spécialiste des huiles essentielles et de ses bienfaits.

Et pour choisir le parfum de votre prochaine bougie végétale, c’est ici que ça se passe !

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